Le Café Grandfou

Un café virtuel pour quoi faire ? Pour échanger des mots, des photos, des textes, des états d'âmes, des coups de gueules et des coups...à boire ! Le comptoir d'un café est le parlement du peuple...( Honoré de Balzac )

21 février 2007

La fin d'un cycle de vie

Le café se meurt, la poussière installe ses quartiers, sur le bar le percolateur, les chaises, les tabourets,  le fauteuil rouge  change de couleur, la cheminée oublie de ronronner.
Tout est devenu terne depuis que les visiteurs ont désetré, depuis que les mots qui exprimaient la joie l'amour la tristesse et la liberté, se sont dispérsés ailleurs se sont trouvé d'autres nids douillets.
Et pourtant une très faible lumière reste allumée, pour attirer peut être un visiteur égaré.
A celui qui sait entendre les bruits de vie qui jadis ont animés de leur rires, coups de gueule, grivoiseries et confidences ce lieu tant admiré. Sachez qu'ici des coeurs battent encore, des larmes et des sourires jaillisssent pour vous attirer.
Le café se meurt en silence, un cycle de vie s'est terminé.

Posté par sammour à 08:52 - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

C'est peut-être un Phenix...ou une braise...ou comme tu le dis, un lieu déserté...en ruine...et pourtant les ruines témoignent d'une époque, sont le révélateur d'une civilication, expliquent sans doute mieux que tout la "culture" d'un endroit.
Nos ruines sont ouvertes au public...restons en les vieux gardiens, silencieux, assis sur un bloc de marbre d'un vieux chapiteau écroulé...regardons passé les bus des touristes qui se ruent sur les casinos sans un regard pour nos murs.
Je n'oublie pas que les plus grandes oeuvres de notre siècle ne sont là que pour 100 ans ( comme le Viaduc de Millau )alors que le Pont du Gard ou le Colisée résitent depuis deux millénaires.

Posté par Alex, 21 février 2007 à 09:59

Vous en fait de jolies statues antiques tiens !

Bon : et mon lait fraise ? !!!!

Posté par boual, 21 février 2007 à 12:20

les souvenirs nous tiennent chaud au coeur et nous permettent d'avancer vers demain...

Posté par Pensée Bleue, 22 février 2007 à 01:04

Les souvenirs je les puise dans le futur....

Ton lait fraise ? ton lait fraise ! Il a tourné sans doute ! Bon tant pis, de toute façon ça ne peut pas être pire que frais...

Salut Pensée...ça faisait un mmoment dis donc...

Posté par Alex, 22 février 2007 à 09:43

Salut Alex,
Ca faisait un moment... en qq sorte. Je passais , je passais chaque jour dans ce café. j'y ramassais qq baisers et sourires de Gto . Il en reste pleins cachés dans les coins. Je ne disais rien mais je ne pensais pas moins...Je me souvenais. Les souvenirs me réchauffent et m'aident à aller de l'avant.
Et je passe aussi "chez toi" dans tes rues chaque jour ou presque. J'admire, je ne laisse pas toujours de commentaire car bien souvent les mots me manquent mais j'apprécie. J'apprécie ta virtuosité, ta façon unique de jouer avec les mots et les images.On ne se connait pas, mais malgré vous,Gto et toi, vous me donnez du courage avec vos mots et vos photos. Continuez !
Merci à vous deux.
Bonne journée. Bisous.

Posté par Pensée Bleue, 22 février 2007 à 15:30

tiens!

Quelques braises résistent au temps qui passe, des statues de sel veillent au bon vouloir des passants.
Et pourtant, il y a du monde maintenant sur canalblog. Mais chacun dans son coin attend le chaland qui passe, mais il ne s'arrête pas souvent. Il y a une époque pour tout. A la mort d'une, une nouvelle arrive, on s'y accroche, le temps de comprendre que rien n'y fait, au bout du chemin, la falaise est la. Combien reste t-il de temps avant de sauter.........tic tac, tic tac, tic tac..........

Posté par loup-julien, 22 février 2007 à 19:34

Bah non! Y a encore des clients! C est un café au grand coeur car ouvert à toutes heures... Allez zou on ravive un peu la braise pour une jolie flambée, et je vais prendre un thé vert...

Posté par Muse, 24 février 2007 à 01:34

Je passe souvent comme un fantôme. En souvenir d'autres temps, d'autres émotions.

Posté par JEFF, 24 février 2007 à 09:28

Je passe parfois également mais je ne poste pas, je en commande pas, c'est vrai...Je regarde juste par la vitre ces temps ci, un jour viendra où je prendrai de nouveau une boisson....

Posté par le_cognassier, 25 février 2007 à 22:51

Je suis content de vous lire, nous savons tous que la vie est un livre qui s'écrit au jour le jour et que pour écrire sa vie il faut savoir aussi tourner les pages.

Posté par Gto, 26 février 2007 à 20:53

Bonjour à toutes et à tous ...
Je me suis fait rare ces derniers temps certes, mais vous allez me dire "comme d'habitude" .. c'est vrai je n'ai pas été un fidèl client, mais j'adorais cette endroit et je passe en "fantôme" assez souvent ... et je repasserai surment ..

Je serai incapable de manier les mots (je sais je me repete mais y a du vrai la dedans), mais une chose est sur : tourner une page c'est inivitablement ecrire une nouvelle, tant que la vie existe, peut être les plumes changeront, mais les mots resteront ...
Alors Mesdames, Messieurs, encore des buches dans le cheminé, fait on chauffer la machine à café, réaprovisonnant la cave, le café revivra avec ou sans nous ...
Ses piliers : Amour, amitié et liberté : c'est inebranlable ..
Bises à toutes et à tous.
ps : Alex, j'ai toujours pas envoyé ma photo sur le thème du café, je vais le faire attend toi un email ce week end.

Posté par 'Tit Génie, 27 février 2007 à 22:14

alors

perso premier passage....mais j'y reviendrai plus longuement ........ promis !

Posté par cheyenne, 01 mars 2007 à 16:40

Tiens !?

Que de souvenirs dans ce café ! Le décor semble figé comme à Pompéï, le fauteuil rouge, le perco, la pièce secrète, la bouteille de rouge et le sirop de fraise de Boual ! Des graffitis sur le mur évoquent les mots tendres de GTO ou les envolées passionnées d'autres clients !
Le silence règne à présent, exceptés les bruits étouffés des souvenirs !
Une époque !
Philippe

Posté par Philtre, 09 mars 2007 à 10:10

on s'en sert un tit dernier richard ?

Trois vieux papis tout vermoulus
Sur un très vieux banc tout moussu
Parlaient de la pluie et du temps.

Par ici la terre est très dure
Disait l'Arthur
Même les corbeaux volent à l'envers
Pour ne point voir la misère.

Et ta soeur elle vole à l'endroit
Répondit le Prosper
Un oiseau ça doit planer droit
C'est marqué dans le dictionnaire.

Un coup je lance ma casquette
Un coup je vais la rechercher
Lâcha le Dédé
Y'a les ceusses qui rient quand ils pètent
Et ceusses que l'oignon fait pleurer.

Trois vieilles branches toutes tordues
Sur un très vieux banc tout moussu
Papotaient pour se faire du vent.

Il n'y a point d'amour qui dure
Disait l'Arthur
Ça vous met le coeur en calanche
L'amour c'est pas toujours dimanche.

T'as donc pas connu la Lulu
Répondit le Prosper
Tu vois toujours tout en austère
Remémore-toi donc son joufflu.

L'amour c'est un peu la galère
Mais il y fait bon ramer
Lâcha le Dédé
L'amour c'est juste un poil amer
C'est du bonbon acidulé.

Trois vieux bandits encore poilus
Entre le vert et le chenu
Se racontaient le French Cancan.
Y'avait l'Arthur
Y'avait le Dédé
Y'avait le Prosper.

La vie c'est pas de la confiture
Disait l'Arthur
C'est dur
Des fois j'en mangerai mon galure.

Tu dors comme tu fais ta litière
Répondit le Prosper
Plutôt que bouloter ta visière
Ben, t'as qu'à manger du camembert.

C'est pas que je m'ennuie, mais je me fais chier
Disait le Dédé
Oyé
Vous me gonflez, je m'en vas rentrer pour souper.

Trois vieux papis sous un platane
Les deux mains sur le pommeau de la canne
Le seul pépé, c'était le Dédé
Oyé
Les deux pépères c'étaient l'Arthur
L'Arthur et le Prosper
Oyère

Trois vieux papis
Trois papis papotaient
Papotaient pour se faire du vent.

Posté par nuagedelait, 10 mars 2007 à 10:16

C'est beau Nuage. Beau comme l'amour. Beau et douloureux à la fois. Toujours des mots qui se veulent légers mais qui savent toucher juste.
C'est ça le talent.

Posté par jeff, 11 mars 2007 à 09:42

sous la plume de richard....gotainer.
je précise.

Posté par nuagedelait, 11 mars 2007 à 13:07

Dommage, Mais tu en aurais été capable... lOl

Posté par Jeff, 12 mars 2007 à 13:23

AH!!!!!

j'ai cru voir de la lumière, les fantomes auraient-ils laisser les vivants poursuivre le cheminement des souvenirs? Le zinc est lustré, la poussière chassée, le percolateur est en marche, et hop! voila GTO avec ses mots et ses baisers....il n'y a plus qu'à s'installer et dialoguer.

Posté par loup-julien, 18 mars 2007 à 21:51

Quel calme... Ca fait presque peur! Le zinc est tout poussiéreux, je passe un coup de chiffon. J'allume la musique, en sourdine, pour ne pas trop déranger les fantômes des habitués qui flottent autour des tables ou ronflent dans le fauteuil rouge devant l'âtre vide. Une odeur un peu âcre de cendres froides et de renfermé me prend au nez. J'ouvre les fenêtres en grand pour laisser le soleil darder ses rayons un à un sur les tables et les sièges retournés, pieds en l'air. Je remets les chaises en place, sagement alignées. Dans le jardin, les tulipes ont poussé, j'en cueille quelques unes et les dispose dans un vase. Le Café Grand Fou reprend un peu de ses couleurs d'avant. Ca me fait chaud au coeur. Le percolateur, remis en marche, me fait cadeau de son ronronnement rassurant. J'ai laissé la porte du Café grande ouverte en entrant, et je vois quelques personnes s'approcher timidement. Un petit expresso, m'sieurs dames? Un chocolat? Une bière? N'ayez pas peur, entrez, je vais vous servir. Quand vous serez bien installés, je vous raconterai tout ce que ce lieu a vécu. J'y ai beaucoup de souvenirs; il y a aussi des choses que je n'ai pas connues mais que l'on m'a racontées. Ecoutez...

Posté par Biscotte, 09 avril 2007 à 22:33

Tu connais les marmottes ?

Je dois en être une. Ou alors je dois avoir un sens, un énième sens. Sans interdit. Qu'est ce qui m'a poussé à remettre un pied là dedans ? Peut être l'odeur des fleurs ? Ou le bruit du perco ? Les souvenirs ? Je ne sais pas.

J'aime ce que tu en as refait de ce café ma Bibi....J'aime les gens sans oubli...ceux qui se rappellent...j'ai aimé repasser un instant ici...

Tout reste dans mon coeur !

Posté par alex, 10 avril 2007 à 21:39

Il y a toujours un coin qui me rappelle
Toujours un coin qui me rappelle...

Posté par nuagedelait, 15 avril 2007 à 03:38

Un coin

qui me rappelle !

Posté par philippe, 23 avril 2007 à 22:18

Je passe vite vite comme ça. J'ai bien fait, car j'ai bien aimé l'histoire des trois 'tits pères :D

Je laisse la porte débarrée au cas où certains ne sauraient pas encore où se trouve la cachette de la clé.

Posté par Grand_Fou, 30 avril 2007 à 00:32

je reviens en pelerinage sur les traces de ce qui fut des moments rares. Tu te souviens.... de nos jeux.

Posté par JFG, 20 juin 2007 à 21:02

je reviens en pelerinage sur les traces de ce qui fut des moments rares. Tu te souviens.... de nos jeux.

Posté par JFG, 20 juin 2007 à 21:02

hello!

Fantômes en tous genres! Il n'y a même pas de silence tellement tout à l'air identique aux débuts du café. La vie suit son cours, jusqu'au dernier souffle.

Posté par loup-julien, 18 juillet 2007 à 11:03

y a des toiles d'araignées ici....

Posté par jeff, 05 août 2007 à 17:23

Ah bon? Pourtant je passe régulièrement passer le chiffon, celui qui juste avant d'enlever la poussière me sert à essuyer une larme de regret.

Posté par Entren0us, 06 août 2007 à 22:02

Des revenants ici dans ce lieu,
bon dieu de bon dieu,
demain je fais de mon mieux,
pour faire revenir les curieux,
les anciens, les jeunes et les vieux,
un rêve curieux...
pardonnez mes propos audacieux

Posté par Gto, 07 août 2007 à 20:31

Champagne..!

La nuit promet d'être belle
Car voici qu'au fond du ciel
Apparaît la lune rousse.
Saisi d'une sainte frousse,
Tout le commun des mortels
Croit voir le diable à ses trousses.

Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage
Et vous, pages pervers, courrez au cimetière.
Prévenez de ma part mes amis nécrophages
Que ce soir, nous sommes attendus dans les marécages.

Voici mon message :
Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires
Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire.

Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets
Effraient mes grands carnassiers.
Une muse un peu dodue me dit d'un air entendu : " Vous auriez pu vous raser. "
Comme je lui fais remarquer deux-trois pendus attablés
Qui sont venus sans cravate,
Elle me lance un œil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères écarlates.

Vampires éblouis par de lubriques vestales,
Égéries insatiables chevauchant des Walkyries,
Infernal appétit de frénésie bacchanales
Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie,
Satyres joufflus, boucs émissaires, gargouilles émues, fières gorgones,
Laissez ma couronne aux sorcières et mes chimères à la licorne.

Soudain les arbres frissonnent
Car Lucifer en personne
Fait une courte apparition,
L'air tellement accablé
Qu'on lui donnerait volontiers
Le Bon Dieu sans confession,
S'il ne laissait, malicieux,
Courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques
Et ne se dressait d'un bond
Dans un concert de jurons,
Disant d'un ton pathétique
Que les damnés obscènes
Cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peines
À ceux qu'ils ont élus,
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables
En sont venus à douter d'eux-mêmes
(Dédain suprême).

Mais, déjà, le ciel blanchit.
Esprits, je vous remercie
De m'avoir si bien reçu.
Cocher, lugubre et bossu,
déposez-moi au manoir
Et lâchez ce crucifix
Décrochez-moi ces gousses d'ail
Qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard,
l'ami qui soigne et guérit
la folie qui m'accompagne
Et jamais ne m'a trahi :

Champagne..!

Posté par Comte Euskalh, 21 août 2007 à 15:10

Renaissance...ailleurs...

Ici,j'y suis venu,dans un ailleurs un peu plus...
J'ai eu des nouvelles de Ruerotique aujourd'hui même sur mon blog...C'est pourquoi je reviens voir ce qu'il advient de cet endroit magique...Depuis le temps, il n'est pas mort, des nostalgiques reviennent de temps en temps.
En fait, je repasse vous vous dire que,pensant l'endroit à l'agonie, je me suis approprié cette idée sympathique de café virtuel, et que je l'ai reprise sur mon blog,le nommant de fait "Café Crescendo".

A l'occasion, passez donc laisser un mot et faire vibrer le perco...

Bien à vous,

Comte Euskalh de Sire Ederfcel

Posté par Comte Euskalh, 21 août 2007 à 15:21

ahahaha...j'adore voir la petite lumière s'allumer...
Sire, l'idée n'est pas unique, une idée en plus ne vaut que si elle bouge et vit. Ce café n'est pas mort...au fond il n'a jamais autant été vivant.
Il nous parcourt encore les veines. Je crois qu'il est et restera un moment de nos vies...qu'il est nos vies.

J'adore la petite lumière...

Posté par alex, 21 août 2007 à 16:33

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