21 août 2007
Soyons fous
Oui...soyons fous...
Soyons fous de toi vieux café
Vieux café déserté mais pas abandonné...
Nous sommes encore présents, comme les statues antiques, debout malgré nos blessures du temps...
Tu as crée des liens, unis des esprits, fais palpiter des coeurs...
Tu as su se faire toucher des mains, se faire rencontrer des yeux...
Tu n'es rien d'autre que le fruit d'un imaginaire commun...mais si vrai, si pur, si intact...
Tu n'es rien que la somme des rêves de chacun...tu es notre réalité...
Je ne te rends pas hommage, puisque tu n'es pas mort...
Puisque tu as fait des petits, c'est que tu es en vie...
Nostalgiques du futur, nous le sommes tous, tous ceux qui sont entrés par ta porte et ont regardé par la baie vitrée...
Tous ceux qui se sont assis sur le fauteuil rouge...
Tous ceux qui...
Allez mon café...je te laisse à ta solitude bien méritée, du calme, du repos...
Allez mon café...a bientôt...
20 décembre 2006
Nos souvenirs de Noël
Qu'ils soient magiques, tendres, ou douloureux les Noëls laissent des traces dans nos souvenirs. C'est indéniable ! Que la fête soit religieuse ou païenne, ou les deux, ou bien même qu'il n'y ait pas de fête, cette période est somme toute assez particulière, qu'on le veuille ou non. Qu'on en ait envie ou non.
D'ailleurs, paraît-il, le nombre de suicide augmente durant la quinzaine...c'est bien la preuve que Noël ne laisse pas indifférent, ou moins qu'on veut parfois le croire.
Le propos n'est pas de faire une étude sur Noël.
Juste de faire partager un souvenir ( même au pluriel ) bon ou mauvais. On peut en rire, ou en pleurer, ou en pleurer de rire...et même rire d'en pleurer...l'important est de s'émouvoir ( soi-même ) en puisant dans sa mémoire.
17 décembre 2006
Réchauffons-nous!

L'hiver est arrivé, ça y est, avec son cortège de brouillard humide et de vent glacé.
J'ai donc décidé d'installer cette cheminée au Café, près de laquelle
vous pourrez venir vous réchauffer, vous blottir, vous pelotonner. Gto
pourra déposer ses sourires et ses baisers devant chaque matin, pour
qu'on puisse en avoir une réserve toute chaude tout au long de la
journée. Pour ne pas donner plus de travail à Gto, c'est moi qui me
chargerai d'entretenir le feu. Pas besoin de bois, cette cheminée est
magique et se nourrit de votre présence quotidienne et de vos mots...
Une cheminée dans un Café, quoi de plus accueillant! Il va falloir
aussi multiplier le nombre de fauteuils rouges et prévoir des soirées
grillades devant l'âtre! ;)
10 octobre 2006
En VIE!

En revenant de bon matin
De chez le boulanger chercher mon pain
Je tombe sur Mia, une amie qui me dit:
"Tu as l'air en paix avec toi même aujourd'hui"
Puis elle me parle de yoga, de taï-chi,
Alors là je lui dis:
"Non, non, non tu n'y es pas baby,
C'est juste que je me laisse un peu pousser les envies."
Je me les suis coupées pendant longtemps,
Consciencieusement,
Moi je trouvais que ça m'allait pas
Mais eux disaient que ça
Fait plus propre sur soi, t'sais,
Ma vie est plus drôle qu'avant maintenant
Et bien plus jolie depuis que je me laisse pousser les envies
Hier
Pas plus tard qu'hier dans la cage d'escalier,
Je croise la vieille fille du premier:
L'acariâtre Sacha et ses six chats,
Celle qui ne me salue pas.
Et alors que je la dépasse
La pauvre dans son empressement
ne s'aperçoit même pas
Qu'y'a un truc qui pend.
Alors moi,
Bon comme le pain,
Je me dévoue, j'interviens:
"Mam'selle ! S'il vous plait, j'sais pas si vous avez vu mais
Mam'selle vous avez un balai
Coincé dans le..."
L'ingrate ne m'a même pas répondu,
Pas très civil de sa part.
Note que,
C'est vrai qu'elle me mate bizarre
Depuis que je me laisse pousser les envies.
"Les Envies"... une chanson de Tété. Pour les curieux et curieuses qui ne connaissent pas la chanson : http://www.radioblogclub.com/open/92971/t%E9t%E9_les_envies/10%20T%E9t%E9%20-%20Les%20Envies
Juste parce que c'est quand même vachement sympa de se les laisser pousser... Pour ma part, j'en voudrais des longues jusqu'au point où mes yeux ne pourront plus en voir le bout.
Et vous? Où en êtes-vous avec vos en-vies?
25 septembre 2006
Du grand Terre...
Ecrasé...
Et pourtant si libre

Sur une souche
Le couteau se souvient
de ses racines
Suisses
Les veaux et les vaches
ne vont pas par Vaux
mais par Monts
Les chevaux
dévorent les pages
de l'alpe-page,
cheveux au vent.
Ces oeuvres de ça-peint
sont mes chapelles Sixtine,
Conditions Sine Qua Non
à mon Equi-livre !
20 septembre 2006
Ouverture....
Ouverture
sans fanfare
de ce nouveau Café
l'autre ayant trop chanté
Nous sommes
comme ces tasses
l'une prête à tomber
l'autre à la rattraper
Fidèles ou inconnus
attablez-vous
venez dissertez
exprimons-nous
Le comptoir d'un café est le parlement du peuple
disait Honoré de Balzac




